Un an après la dernière réforme, le DPE à nouveau modifié
Juillet 2024, c’est la date de la dernière réforme DPE qui modifiait la méthode de calcul pour ne pas pénaliser les petites surfaces.
À compter du 1er janvier 2026, cette méthode de calcul va encore une fois évoluer afin de moins pénaliser les logements chauffés à l’électricité (énergie décarbonée) par rapport aux logements chauffés avec des énergies fossiles (bois, fioul, gaz). Ces derniers ont un coefficient d’énergie primaire (CEP) de « 1 » alors qu’il est de « 2,3 » pour l’électricité. Au 1er janvier 2026, ce coefficient de conversion de l’électricité va baisser à 1,9. Les DPE pratiqués avant 2026 restent valables, mais ils pourront être mis à jour gratuitement par le propriétaire si cette baisse du CEP à 1.9 entraine une amélioration de la classe DPE.
Durant les quatre mois restants de 2025, il y aura des changements sur les rapports DPE, mais aussi pour les diagnostiqueurs afin de lutter contre les fraudes :
- Un QR Code est désormais obligatoire sur les rapports DPE. Depuis le 1er septembre, il est possible d’un simple scan de contrôler la véracité du DPE reçu. Pour rappel, l’enregistrement d’un DPE par le diagnostiqueur est impératif sur le site de l’Ademe.
- Chaque diagnostiqueur disposera un QR Code attribué par l’Ademe. Là aussi, d’un simple scan, le propriétaire pourra vérifier si le diagnostiqueur est bien en droit d’exercer et si ces certifications sont en règles.
- Le QR Code ne redirige pas vers le site de l’Ademe = DPE faux ou diagnostiqueur malhonnête.
- Les diagnostiqueurs pourront être sanctionnés s’ils réalisent plus de 1 000 DPE par année glissante ou s’ils effectuent un nombre trop important de DPE par jour par exemple et qu’ils ne peuvent pas fournir une justification valable à l’Ademe.
- Enfin, les organismes de certifications seront plus souvent contrôlés par le Cofrac avec un délai de 10 mois entre chaque inspection au lieu de 15 actuellement.