Réhabilitation d'un logement indigne : Ma Prime Logement Décent peut vous aider
Vivre dans un logement indigne ou dégradé représente un risque pour la santé des occupants mais aussi pour la structure du bâtiment.
Il est donc primordial d'y effectuer des travaux de réhabilitation, mais les coûts peuvent être conséquents et hors budget pour les propriétaires occupants. Il existe une aide financière pour les propriétaires occupants à revenus modestes et très modestes qui désirent réaliser ces travaux dans leur logement situé en France. Cette aide proposée par l'Anah est le dispositif Ma Prime Logement Décent (MPLD) qui remplace depuis 2024 les dispositifs Habiter serein et Habiter sain.
Pour bénéficier de Ma Prime Logement Décent, il faut que les revenus du foyer ne dépassent pas les plafonds en vigueur, que le logement soit construit depuis au moins 15 ans et que le demandeur de l'aide y habite à titre de résidence principale et jusqu'à trois ans après la fin des travaux.
Le logement doit être sous une procédure de police de mise en sécurité ordinaire ou faire l'objet d'une évaluation par un opérateur avec l'aide d'une grille de dégradation. Le logement doit également être soumis à un audit énergétique.
Les travaux devront être réalisés par une entreprise ou des professionnels qualifiés. Ils devront être labelisés GRE si des travaux de rénovation énergétique sont entrepris lors de cette réhabilitation. Les travaux réalisés ont pour objectif de résoudre la situation de logement indigne ou dégradé. Ils concerneront principalement des travaux de mise en sécurité du logement ou des travaux pour le rendre plus sain et confortable.
Ma Prime Logement Décent prend en charge une partie du montant global des travaux hors taxes en fonction des revenus et de la classe énergétique atteinte après travaux.
Ainsi, si les conditions sont respectées, MPLD peut prendre en charge entre 60 à 80 % du coût des travaux avec un plafond maximal de 70 000 € HT.
Une bonification de 10 % est possible si les travaux font passer le logement d'un DPE F ou G à minimum un DPE D.
Si la classe E du DPE ne peut pas être atteinte après les travaux, la prise en charge MPLD sera de 50 % maximum avec un plafond de travaux de 50 000 € HT.